Affréter son regard - Critiques

Jean-Luc Godard renoue avec l'épopée ancestrale de la mémoire. Apprentissage de l'oeil, acuité des souvenirs - surtout s'ils sont inventés. Appareillage d'un rêve éveillé
(Pierre MERTENS).

Jean-Luc Godard travaille le poème, comme il travaillerait le cuir: des incisions précises, un stylet de douceur courant entre le rêve et la réalité, de longues caresses comme des coups de langues
(Gaspard HONS).

Prendre la mer avec Jean-Luc Godard, c'est prendre un immense corps dont on éperonne la croupe, dont on caresse le sein, dont on peigne la chevelure.
(Jean-Claude BOLOGNE).

Vers d'une sobriété et d'une plénitude totales
(Raymond QUINOT).

Le poème - car ici tout est dans l'un - se dérobe en disant, et nous entraîne vers un savoir sur lequel nous glissons et pourtant nous atteint. Et fait pour nous "de la vague" "un berceau"
(Jacques LEPAGE).

Parole retenue, bien moderne en ceci que les mots parlent des mots, et du chant, et du dire
(Jean-Marie KLINKENBERG).

Il y a dans ce recueil une rigueur, une maîtrise, une recherche qui n'effacent en rien la passion sourde, retenue et inavouée dans son aveu même, émouvante en dehors de toute effusion
(André SCHMITZ).

Des images arrivent, nombreuses, souvent originales, porteuses d'un sens caché, d'un certain érotisme. Jean-Luc Godard traduit l'infini regard de la femme, de la mer...
(Roger FOULON).

Le poète nous apprend à réfléchir et à regarder le monde, à désensabler le regard (Eric BROGNIET).

Le poète, pour décrire l'amour, a souvent le regard du marin (...)
On savoure, on salive ce recueil succulent (...)
Louez vite ce bateau: le voyage en vaut la peine. C'est une fête...
(Louis SAROT).

Jean-Luc Godard, corsaire discret de la poésie du corps, conjugue le dit et le non-dit; ce dit et ce non-dit très profond, très charnel, intimiste et érotique. Il allume de petits brasiers de sueur, il "surfile le silence", il signifie ce qu'un simple coup d'oeil sous-entend et sous-tend
(Gaspard HONS).

Avec Jean-Luc Godard, écrit son éditeur, une nouvelle façon de voir, de dire le monde est née: celle de l'écriture-spasme
(Roger MONAMI).

Ecriture "verticale", resserrée et dépouillée, brisée et lisse à la fois, sobre et sans bavure. C'est que le poème avoue peu, et encore, est-ce par saccades, comme s'il était une espèce de silence laissant échapper par à-coups des mots, des fragments (André SCHMITZ).

Voici un recueil que je vous conseille chaleureusement. Quelle richesse, quelle jeunesse dans ces pages qui filent à la vitesse du vent. Vent qui les emporte. Porte du Paradis de la Poésie. Poésie jeune et vivante. Très belle édition. A conseiller
(Michel DAIGNEAU).

"Affréter son regard", c'est tenter l'aventure au delà des vagues de la mer, du coeur et de l'esprit, c'est rêver de conquérir l'infini sur les voiles du temps, c'est lever l'ancre vers l'inaccessible
(Nord-Eclair).

Images splendides. Pleines de raffinement, souvent. Fortes et dérangeantes, toujours. Les poèmes ne se laissent pas enserrer par une première lecture. Leur beauté se libère peu à peu, par vagues successives de parfums, de sens et de couleurs. Un peu comme un fruit dont le goût perdure longtemps après l'avoir mangé
(Ugo CRESPINI).

Poésie transcendante que celle de Jean-Luc Godard. Elle montre combien une réflexion rigoureuse peut déboucher sur un plaisir intense, des joies subtiles qui élèvent l'esprit
(Roger MONAMI).

Vous êtes de ceux que l'on redécouvre toujours, vous êtes de ceux qui ne répètent pas, comme tant d'autres, sempiternellement les mêmes "ornements" poétiques. Vous n'écrivez jamais par déductions formelles, mais par infinies variations d'intentions
(Fernand VERHESEN).

Je tiens à vous dire que j'ai découvert dans "Affréter son regard" un vrai poète. Vous avez un don extraordinaire d'associer deux vocables et de libérer ainsi un véritable festival de métaphores
(Père BOLY).

L'érotique de Jean-Luc Godard est un mouvement créateur et prenant
(Eric BROGNIET).

Jean-Luc Godard pense et écrit le vers le plus condensé et le plus dense qui soit. Chaque phrase, chaque image, que dis-je, chaque mot est gonflé de subtance
(Raymond QUINOT).

La pensée se résume parfois en un mot à partir duquel la réflexion parviendra à rebâtir la première essence de la pensée. Et l'homme, éclusier de son existence, et son capitaine, voyageur de l'absolu, cherche peut-être en vain une escale salvatrice
(Guy BERRA).

"Affréter son regard" est dédié à l'amour .Le poète, scrupuleux, prudent mais souvent ébloui, est hanté par l'écriture-spasme, la courbe de chair sous les mots, mais comme avec l'envie de les sculpter
(Michel BRETON).



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