L'âme ses noces

Prix de La Louve 1990
Prix Casterman 1990  

La Louve, Spa, 1991.

Extraits

Critiques

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La femme n'en finira jamais d'être aimée, d'être chantée, d'être caressée, d'être labourée, d'être apprivoisée, croyons-nous! La femme, croyons-nous encore, nous la retenons par nos chants, nos litanies, nos mélopées.

O que mythe... Elle "bivouaque" entre caresses et brûlures, elle bivouaque à l'affût de nos mots, de nos paroles, de nos gestes... Elle nous "légende", elle nous tam-tamise, elle nous invente, elle nous "sauvageonne", elle nous "jungle", elle nous possède.

Indienne jusqu'à l'archipel des ongles, elle nous métamorphose, elle nous "broute", elle nous ''joue", elle nous "cheville"... et, parfois, le temps d'un "sirotement", d'un négoce de fantasme, elle prend plaisir à l'hommage du faucon, à "l'attelage" du colonisateur.

Quand le temps est à l'amour, quand la femme frôle le désir, Jean-Luc Godard s'ouvre sur le poème: son poème est métaphore, son poème est désir, son poème est amour. Son poème se fond dans la femme, il en approche la discrète timonerie.

L'Ame ses Noces est une invite, sinon le prélude à l'amour...

Gaspard HONS


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